Le rucher de l'IMA fête ses sept ans
Atlas des Palestiniens, 3e édition
Par Pierre Blanc, Jean-Paul Chagnollaud et Sid-Ahmed Souiah, éd. Autrement, 2017
120 cartes et infographies mises à jour pour mieux comprendre le plus vieux conflit au monde et ses enjeux sous-jacents.
“La géographie ça sert d’abord à faire la guerre”, a écrit Yves Lacoste. En l’occurrence, la reconfiguration de l’espace palestinien, via la colonisation et la maîtrise des ressources, traduit une violence territoriale dont les effets sont mesurables au quotidien par les populations palestiniennes qui la subissent.
On voit se multiplier depuis quelques années la parution d’atlas chez les éditeurs en France. Il y a plusieurs raisons à cela : la complexité des situations et les différentes forces à l’œuvre dans les conflits contemporains, notamment au Moyen-Orient. Le plus souvent, la couverture de ces zones sensibles par les grands médias ne s’attache qu’aux aspects visibles et spectaculaires, en occultant l’apport de la cartographie, de l’infographie et le nécessaire recul historique.
C'est tout le contraire que nous proposent les éditions Autrement avec cet Atlas des Palestiniens conçu par trois auteurs spécialistes de cette région et dont voici la 3e édition mise à jour. 120 cartes et infographies nous permettent de mieux comprendre les enjeux sous-jacents de ce conflit, comme le détournement de l’eau en Cisjordanie au profit des colonies Israéliennes (page 64) ou le mitage des territoires palestiniens dans le but de rendre impossible la création d’un état Palestinien viable (page 42). On pourrait multiplier les exemples évoqués dans ce livre indispensable pour toute personne voulant comprendre le plus vieux conflit au monde.
A lire également
- Atlas du Moyen-Orient par Pierre Blanc et Jean Paul Chagnollaud, Autrement, 2016
- Atlas des frontières par Bruno Tertrais et Delphine Papin, Les Arènes, 2016
- Atlas global par Christian Grataloup et Gilles Fumey, Les Arènes, 2e édition. Une histoire globale « qui tient compte de l’humanité, dans ses différentes sociétés et dans son environnement terrestre en privilégiant les interdépendances ». Magistral !